Notre histoire

L’amour de la pierre, de père en fils

Entre côteaux et plaines, irriguée par plusieurs ruisseaux et canaux, Livron-sur-Drôme offre une vue imprenable sur les vallées du Rhône, de la Drôme et de l’Ouvèze.

C’est ici qu’en 1836 Antoine Brun y a installé sa scierie de blocs de marbre, à un vol d’oiseau du canal des Usines nouvelles qui lui fournissait l’énergie hydraulique nécessaire à son activité.

Quelques 190 ans plus tard, la marbrerie, qui porte le nom de Ravit depuis 1882, est restée l’un des hauts-lieux de Livron-sur-Drôme.

À l’époque, une quinzaine d’ouvriers, manœuvres, scieurs ou polisseurs, travaillent le marbre à la main. Ils ont pour nom Camille, Métifiot et plus tard Emile Dupuis, entré en 1877 à l’âge de 13 ans, qui recevra la Légion d’honneur en 1937 lorsqu’il prendra une retraite bien méritée.

De Lucien à Georges Ravit

Mais l’histoire de la marbrerie est surtout celle d’une famille qui, au fil des générations, transmettra sa passion de la pierre et l’amour du travail bien fait à ses descendants.

Tous s’inscriront dans cette veine, d’Augustine, fille d’Antoine Brun, qui développera la conception de cheminées et de sculptures, à Paul Ravit, petit-fils d’Augustine, qui reprendra l’entreprise à l’aube du XXe siècle et élargira son activité au mobilier religieux et funéraire, jusqu’à Lucien Ravit, qui développera le dallage, les escaliers et les objets d’aménagement intérieur.

C’est d’ailleurs grâce à la pugnacité de Lucien, figure tutélaire, qui fut également très impliqué dans la vie de Livron-sur-Drôme, dont il fut maire, qu’a été créé le CFA qui porte son nom.

D’abord, artisans

Au seuil des années 1970, Régis Ravit, meilleur ouvrier de France en 1976, lui succèdera, avant que ce dernier ne transmette le relais en 1984 à Georges Ravit, qui fut lui aussi meilleur ouvrier de France en 1994.

Il remontera l’unité de sciage en 2015 avec des machines modernes, en conservant le savoir-faire ancestral de la marbrerie qui compte aujourd’hui cinq personnes, dont la fille de Georges Ravit, Marguerite Weber, architecte d’intérieur et meilleure ouvrier de France en 2023.

« On garde notre esprit d’entreprise artisanale. Mon grand-père disait qu’une personne vient en client et repart en ami ». Tout l’esprit de la maison, en quelque sorte.